PAGE D'ACCUEIL - HOME PAGE
    ACCUEIL  | LE POINT SUR LA TECHNOLOGIE | INNOVATIONS | BUS 2 FILS SECURISE | AUTHENTIFICATION D'IMAGE
    BARRIERE OPTIQUE VIRTUELLE | CONSEILS AUX PARTICULIERS | LIENS | INFORMATIONS LEGALES | DEMO VIDEO
eye.png

ALARMES : le point sur la technologie.


LA TENDANCE ACTUELLE :

Depuis plus d'une décennie, dans le domaine des alarmes, comme en téléphonie, la tendance est au "sans fil". Design moderne, facilité de pose et intégration discrète dans l'habitat sont les arguments commerciaux les plus classiques.

Un système sans fil comportant un émetteur au niveau de chaque capteur, le coût de ces derniers est très élevé. Pour être efficace, une installation doit être est axée en priorité sur une bonne protection périmétrique. La facture de l'installation peut alors atteindre un coût jusqu'à quarante fois supérieur à celui d'une installation filaire pour l'équipement complet d'une habitation de moyenne importance. En effet, la protection de chaque panneau ouvrant par un contact d'ouverture et éventuellement un détecteur de choc coûte en filaire de 2 à 10 Euros.

En hertzien, si l'on effectue une installation semblable, on devra compter entre 50 et 100 Euros par capteur. On devra par ailleurs prendre en compte le coût initial et le coût de remplacement des nombreuses piles nécessaires au fonctionnement de ces capteurs. A titre indicatif, pour une installation comprenant une centrale d'alarme, une sirène intérieure, une sirène extérieure, huit capteurs d'ouverture et deux détecteurs de mouvement à Infrarouge passif, le coût annuel moyen de remplacement des piles (au lithium pour la plupart) se situe entre 200 et 250 Euros. Il faut par ailleurs noter que les nombreux capteurs sont différemment sollicités, et que plusieurs interventions par an peuvent être nécessaires pour remplacer les piles, même si celles-ci ont été initialement installées toutes en même temps.


LA SÉCURITÉ :

Le point essentiel n'a cependant pas encore été abordé, et pourtant, il est d'importance. Il s'agit du degré de sécurité. En fait, sur le plan de la sécurité, le meilleur des systèmes sans fil sera toujours moins bon que le plus rudimentaire des systèmes filaires, si ce dernier est installé dans les règles de l'art. En effet, un système sans fil est brouillable de l'extérieur, alors qu'un système filaire bien conçu et bien installé oppose une résistance à la fraude, même de l'intérieur.

Les systèmes radio multifréquences de dernière génération, fiabilisent la transmission d'une vraie alarme, mais augmentent les risques de déclenchement intempestif, car il suffit le plus souvent de saturer une des fréquences pour valider une alarme. Même si l'option de déclenchement sur saturation n'est pas validée, face à un brouillage volontaire ils ne résistent pas mieux que les autres, car les fréquences employées sont normalisées, et donc bien connues de ceux qui emploient ces méthodes à des fins malhonnêtes.

De même, les systèmes dits sécurisés, à codes tournants résistent à la fraude lorsqu'ils sont employés dans les télécommandes, mais appliqués à la transmission des alarmes, la saturation du récepteur par une émission parasite empêche ce dernier de recevoir l'information d'alarme.


L'ÉVOLUTION :

En ce qui concerne les alarmes filaires, les systèmes existants exploitent des principes simples, éprouvés et efficaces dans les habitations individuelles. Les technologies ont évolué. Les systèmes modernes sont presque tous gérés par microprocesseurs, et souvent réalisés en composants de surface. Cependant, il n'y a eu que très peu d'évolutions sur le plan des principes employés. Les capteurs actifs comme les détecteurs volumétriques ont eux aussi bénéficié d'un rajeunissement par le biais de la miniaturisation, mais la sécurité globale du système n'a guère augmenté.

Le maillon faible d'une installation réside principalement dans la piètre résistance à la fraude des liaisons capteurs-centrale. De ce côté, le principe le plus courant reste encore trop souvent la boucle sèche.  La sécurité offerte est satisfaisante en habitat individuel. La boucle équilibrée à 3 ou 4 états, qui offre une sécurité améliorée est parfois employée dans le domaine bancaire. Elle possède l'avantage de signaler le court- circuit comme la rupture de ligne, et peut surprendre un individu croyant être en présence d'une boucle sèche. Cependant, en milieu professionnel ou dans des lieux ouverts au public, on assiste régulièrement à des attaques du système depuis l'intérieur par un complice. La protection s'avère dans ce cas dérisoire face à un individu ayant accès aux lignes et capteurs et possédant une connaissance élémentaire du système.

Les systèmes les plus modernes, utilisent un bus informatique pour véhiculer les informations. Moins vulnérables face à un "bricoleur" discret, ces systèmes utilisent cependant des protocoles normalisés laissant place à l'analyse. Ils peuvent offrir à un informaticien compétent et bien équipé des possibilités d'intrusion. Par ailleurs, la tendance étant aux systèmes monocartes et à la miniaturisation, le bus informatique constitue une voie royale pour détruire la centrale d'alarme par une surcharge électrique.

Les systèmes d'alarme cryptés quant à eux sont inexistants. Les systèmes de transmissions de données dits sécurisés font appel à des codages logiciels. Les codes employés résultent de calculs, et emploient des clés de longueur finie.


UN CHOIX COMMERCIAL ET ÉCONOMIQUE :

Les évolutions résultent le plus souvent de choix commerciaux et non d'une volonté d'apporter des solutions efficaces face aux nouveaux problèmes de sécurité générés par la vulgarisation de la technologie. Les besoins réels de l'utilisateur final ne sont pas pris en compte. Le but des constructeur n'est pas d'améliorer la sécurité, mais de tirer un profit maximum sur des matériels dont les frais de recherche et de développement sont amortis.

Le consommateur n'a d'autre choix que celui d'acheter ce que le marché propose. Créer un besoin nouveau en proposant un produit innovant génère chez un fabricant spécialisé un phénomène d'auto-concurence nuisible aux produits vieillissants de la gamme. Au coût d'investissement sur le produit nouveau, s'ajoute donc un manque a gagner sur les produits amortis. Ceci conduit à une stagnation de l'état de la technique pour des raisons économiques. L'innovation véritable ne peut donc venir que d'une entreprise diversifiée ou nouvelle ayant la volonté de se lancer dans la sécurité avec un produit performant.


LE POINT FAIBLE :

Nous l'avons vu, tant en filaire qu'en radio, c'est le moyen de transmission des informations issues des capteurs qui constitue le maillon le plus sensible d'une installation d'alarme. La plus sophistiquée des centrales d'alarme ne peut qu'interpréter les données qui lui parviennent. Celles-ci peuvent être fort aisément simulées dans la majorité des systèmes "grand public". Les systèmes installés dans le milieu industriel ou dans les établissements ouverts au public, même de génération récente, n'offrent quant à eux que très rarement le degré de sécurité que l'on serait en droit d'en attendre, lorsque des professionnels du cambriolage mettent en oeuvre des moyens proportionnels à l'enjeu.

Pour être vraiment efficace, un système d'alarme doit donner l'alerte aussi bien dans le cas d'une agression de l'intérieur que de l'extérieur. En effet, il est difficile de protéger à 100 % un bâtiment de quelque importance et il existe presque toujours quelques passages possibles, négligés en raison de leur étroitesse, ou de leur difficulté d'accès. Un voleur emportant du matériel devra le plus souvent ressortir par une issue plus conventionnelle. Les capteurs assurant la protection de cette issue sont très vulnérables depuis l'intérieur.

Par ailleurs, les faits divers montrent qu'une des méthodes les plus employées lors de cambriolages de musées, consiste pour le voleur à se laisser enfermer volontairement à la fermeture de l'établissement pour ouvrir plus tard la porte à ses complices après neutralisation de l'alarme. Si la centrale d'alarme est généralement dans un local protégé, capteurs et lignes de transmission sont le plus souvent apparents. Ces dernières, accessibles en de nombreux endroits, surtout dans les sites de quelque importance, ne résistent pas longtemps à quelques manipulations. La menace interne est une réalité fréquemment vérifiée et trop souvent ignorée.

En alarme intrusion, le pontage des contacts et la dérivation sur un module de simulation reproduisant les paramètres de la ligne sont les techniques les plus classiques. En contrôle d'accès, l'enregistrement du code transmis en ligne par un visiteur autorisé permet l'intrusion ultérieure par utilisation du code. En revanche, une ligne protégée par le procédé SECURIMAX© résiste à toutes les attaques.




Le site securimax.fr est hébergé par www.amen.fr