NE SOYEZ PAS CAMBRIOLABLES !
Conseils pratiques pour l'installation
d'un système d'alarme anti-intrusion.
SYSTÈMES
SANS FIL :
La tentation est forte pour le
particulier de choisir une alarme sans fil. Les grandes surfaces leur font
une large publicité, et si vous êtes locataires, vous pourrez
installer aisément votre système en gardant la possibilité
de le déposer plus tard en quittant les lieux. La facilité
de pose des systèmes sans fil évite les travaux de câblage
et dispense de faire appel à un professionnel. Cependant, compte
tenu du prix très élevé des capteurs sans fil, sans commune mesure avec le prix des capteurs filaires, le coût d'une installation pour une maison de moyenne importance, dépasse rapidement le prix d'une installation filaire, avec pour conséquence des concessions à la sécurité, conduisant à négliger certains accés pour des raisons économiques et à privilégier les détecteurs volumétriques. Gardez à l'esprit qu'un détecteur volumétrique ne réagit que lorsque les cambrioleurs sont chez vous, c'est à dire trop tard ! Les kits disponibles dans le commerce ne comportent généralement qu'un seul détecteur d'ouverture, et un ou deux détecteurs de présence à infrarouge passif. La deuxième télécommande, ainsi que la sirène extérieure (indispensable en maison individuelle) sont souvent optionnelles, obligeant à un achat complémentaire dont le coût est loin d'être négligeable. A défaut d'un budget élastique, on aura tout intérêt à limiter l'emploi d'une telle alarme à
la protection d'un local de faible surface présentant peu d'ouvertures
vulnérables. Une alarme sans fil est bien adaptée à la
protection d'un appartement, où les seules issues possibles sont
en général la porte d'entrée et la porte-fenêtre
donnant sur le balcon.
Le choix d'un système sans fil
doit être fait en connaissance de cause, et l'aspect pratique
ne doit pas prendre le pas sur la sécurité. Si votre bien
le plus précieux est votre alarme ou votre téléviseur,
et si vous souhaitez vous prémunir contre les petits maraudeurs,
une alarme sans fil s'avèrera efficace, à condition que
vous disposiez de suffisamment de capteurs pour équiper toutes vos
issues. En revanche, en milieu professionnel, ou si votre "sweet
home" ressemble à une annexe du Louvre, il vous faut songer que
les cambrioleurs se professionnalisent, et adaptent leurs moyens d'action
à l'enjeu. En effet, en dépit des améliorations apportées
depuis quelques années, le brouillage d'un système radio
est toujours possible pour un bricoleur averti, et même si les systèmes
bi-fréquences compliquent un peu les choses, les moyens à
mettre en oeuvre restent relativement simples compte tenu de la normalisation
des fréquences. Les voleurs utilisent le plus souvent un capteur
émetteur du commerce, éventuellement bricolé pour
en augmenter la portée.
Sur les systèmes simples, le
brouillage inhibera simplement l'alarme, mais le fraudeur ne pourra pas
en avoir confirmation. Les systèmes plus évolués,
sont pourvus le plus souvent d'un dispositif donnant l'alarme en cas de
brouillage plus ou moins prolongé de la fréquence, ou des deux fréquences utilisées. Ce dispositif, qui ne peut
pas toujours être désactivé est présenté
par les constructeurs comme un gage de sécurité. Il constitue
en réalité à mon sens une faille de sécurité
majeure, s'il n'est pas désactivable. Il a pour inconvénient d'indiquer par le biais de la sirène,
à l'individu qui tente de pirater le système, que celui-ci
est parvenu à ses fins. Le but du cambrioleur est en effet de créer
des alarmes intempestives fréquentes sur le système visé.
L'autorisation d'installer une sirène audible depuis la voie publique
étant révocable sur plainte, le système apparemment
défectueux se trouve bien vite déconnecté par ses
propriétaires en attente du réparateur, laissant le champ
libre aux malfrats. Si la détection de l'intention malveillante est souhaitable dans le cas général, elle se prète mal au mode opératoire des cambrioleurs dans le domaine du sans fil. En effet, les individus mettant en oeuvre ces mesures (je devrais dire contre-mesures) connaissent bien les produits du marché, et savent parfaitement ce qui se passera s'ils tentent de brouiller le système. En maison individuelle, un simple coup d'oeil, au besoin à travers des jumelles, permet le plus souvent d'identifier la marque de l'alarme à l'aspect de la sirène extérieure. A mon sens, la détection de l'intention malveillante sur un système sans fil est intéressante si elle permet de signaler discrètement aux usagers de l'alarme une tentative de brouillage. En revanche, cette détection ne devrait pas avoir pour effet de déclencher les sirènes, comme c'est le cas actuellement sur la majorité des systèmes.
Si vous possédez un système
sans fil, celui-ci devra être le plus discret possible, et s'il est
important de faire de la dissuasion et de signaler une alarme par des panonceaux
ou des étiquettes, il est préférable de laisser croire
au voleur que vous avez un système filaire (attention donc aux sirène
extérieures trop reconnaissables à leurs antennes). Vous
éviterez ainsi les tentatives de brouillage. Je conseillerai donc
un système bi-fréquences pour la fiabilité accrue
de la transmission des alarmes vraies, sans dispositif de déclenchement
sur brouillage. N'oubliez jamais, et cela vaut également pour le
filaire, que toute alarme non justifiée nuit à la crédibilité
du système auprès du voisinage. Au besoin, relire "Pierre et le loup" !
La très basse consommation
nécessaire pour mettre en oeuvre un capteur équipé
d'un émetteur radio, empêche d'employer des systèmes
aussi sophistiqués que sur les systèmes filaires. En particulier
les systèmes d'analyses et de comptage d'impulsions utilisant des
micro contrôleurs, qui contribuent à la diminution des fausses
alarmes.
Si vous optez pour un système
sans fil, assurez vous que les capteurs sont supervisés, c'est à
dire qu'ils transmettent à la centrale, d'une part une information
de bon fonctionnement (toutes les deux heures, par exemple) et d'autre
part une information de pile faible, vous évitant ainsi des désagréments
possibles.
Choisissez également une marque
dont les blocs émetteurs acceptent la connexion de capteurs filaires
additionnels. Vous pourrez ainsi connecter un contact sur la poignée
de la porte d'entrée comme conseillé plus loin. Vous pourrez
également réaliser une économie substantielle en connectant
en série sur le même bloc les détecteurs de choc et
d'ouverture des deux panneaux d'une même fenêtre.
Les systèmes sans fil, et particulièrement si la centrale elle-même n'est pas reliée au secteur (sur piles longue durée) présentent un avantage à prendre en considération : une totale immunité à la foudre. Celà peut alors dans certaines situations extrêmes comme il en existe dans certaines régions très exposées, devenir un critère de choix prioritaire.
Ce phénomène est néfaste aux installations d'alarmes filaires qui y sont généralement très sensibles. Le désagrément peut aller de la simple alarme intempestive déclenchée par l'énergie électromagnétique de l'éclair, jusqu'à la destruction de la centrale par surtension ou courants induits pour un impact proche et selon le mode de pénération de la foudre.
Lors d'un impact de foudre, l'énergie électrique pénètre par un point de faible résistance, et s'écoule radialement dans le sol autour du point d'impact. L'onde de courant, dont la zone d'influence varie en fonction de l'énergie de l'éclair, produit dans les structures conductrices des bâtiments, et particulièrement dans les réseaux cablés, des courants induits parfois très importants. Ces courants peuvent prendre naissance indifféremment dans les fils, et dans leur blindage. L'onde de sol ne parvenant pas simultanément en chaque point de l'installation, et la résistance de terre de celle-ci n'étant jamais nulle, des différences de potentiel apparaissent entre divers points du câblage, susceptibles de perturber les circuits électroniques, voire de les détruire. C'est pourquoi le câblage d'une installation filaire requiert des précautions particulières pour minimiser ces phénomènes inductifs.
SYSTÈMES
FILAIRES :
Une centrale filaire vous dispense du
souci des piles disséminées un peu partout, et autorise une
puissance électrique supérieure pour alimenter les sirènes
et autres dispositifs.
L'esthétique est souvent un des
arguments en faveur du sans fil. Cependant, il existe toutes sortes de
moyens pour dissimuler les fils. L'un d'entre eux consiste à pratiquer
une saignée au raz du plafond, avec une perceuse munie d'un petit
disque abrasif (suivre le disque avec l'embout de l'aspirateur, pour un
travail sans poussière). Une fois le fil posé dans cette
rainure et maintenu au pistolet à colle, le masquer à l'aide
d'un ruban décoratif utilisé pour arrêter le papier
peint. Les descentes de câbles au niveau des fenêtres se feront
le long des cadres derrière les rideaux, par exemple. Certes il
vous en coûtera du temps, mais vous ferez une économie conséquente
sur le coût des capteurs, celui du câble même blindé
étant dérisoire comparé au coût cumulé
des capteurs sans fil.
Sachez qu'il existe des centrales d'alarme
dites mixtes, qui possèdent en plus des voies filaires, des voies
radio, permettant d'assurer la protection d'une dépendance difficile
d'accès par câbles, tout en assurant une protection filaire
du bâtiment principal. Des modules récepteurs existent également,
permettant d'adjoindre à une centrale filaire conventionnelle une
extension sans fil. A l'inverse, il existe quelques alarmes sans fil dotées d'une ou deux entrées filaires.
La pose d'une alarme est le travail
d'un spécialiste, et les électriciens qui font de l'alarme,
n'en sont généralement pas. Il est souvent préférable
de faire installer le système par un bon bricoleur de confiance
(électronicien de préférence) ayant assimilé
les principes énoncés dans cette fiche. Vous aurez par ailleurs
une garantie de confidentialité sur l'emplacement des capteurs et
autres dispositifs.
L'alimentation électrique
doit être soignée, et il est conseillé de faire installer
un parafoudre et un disjoncteur différentiel dédiés
à l'alarme, sur le tableau électrique (cette petite installation
ne relevant pas du domaine de l'alarme, peut être effectuée
par un électricien). La pose d'un éliminateur de transitoires
de type varistance ou éclateur en sortie du disjoncteur ou à
l'entrée de la centrale est aussi conseillée. Les puristes
pourront ajouter un filtre EMI/RFI, qui atténuera les éventuels
parasites haute fréquence reçus par le secteur EDF. Ce filtre
est toutefois facultatif sur les centrales de bonne qualité.
Vous pouvez vous référer
au manuel contenu en tête du catalogue LEXTRONIC, plutôt bien
fait. Il existe également une petite collection de fascicules proposés
par la revue APS (Alarmes Protection Sécurité), très
instructive. Vous pourrez vous procurer en particulier les Mini Guides
"La détection anti-intrusion" et "Normes et réglementations"
auprès de BLENHEIM CONSTRUCTIONS. 70, rue RIVAY.92532 LEVALLOIS
PERRET CEDEX. Tel : 01 47 56 50 00.
Informez vous sur la réglementation
en vigueur dans votre département :
1) Autorisation préfectorale
ou municipale selon le cas pour une sirène audible depuis la voie
publique.
2) Limitation de la durée de
fonctionnement de la sirène extérieure à 3 minutes
par déclenchement.
3) Interdiction de diriger les appels
d'un transmetteur téléphonique sur un service public tel
que police ou pompiers.
Si votre entrée ne donne
pas directement sur la rue, et si un portillon et quelques enjambées
de gazon séparent le simple passant de votre poignée de porte,
un
contact (type V3 par exemple) sur la poignée de celle-ci, réduit
le risque de 80% ! C'est en effet la première chose qu'un
cambrioleur touchera. 80% des cambriolages sont commis
par la porte d'entrée, et dans 13% des cas environ, sans
effraction, car la porte n'avait pas été fermée à
clé ! Cet état de fait est fréquent lors des départs
en vacances ou en week-end en couple ou en famille, où chacun
est convaincu qu'un autre membre de la famille a fermé la porte. Les voleurs le savent,
et le plus inexpérimenté d'entre eux essaiera la poignée
de la porte avant de s'adonner à l'escalade ou à l'attaque
au pied de biche. Les statistiques et la psychologie criminelle font état
d'une courbe de prise de confiance du cambrioleur. Plus il est dissuadé
tôt, plus facilement il renoncera à son entreprise. Surpris
à découvert, il s'enfuit. S'il parvient à entrer,
il y a de forte chances qu'il termine son oeuvre à l'abri des regards
(d'ou la nécessité d'une sirène intérieure
provoquant une ambiance sonore insoutenable). La encore, les statistiques
montrent qu'il existe un investissement en temps. Le cambrioleur surpris
après avoir fourni des efforts pour entrer, voudra rentabiliser
son investissement, et restera entre 15 et 20 minutes, car le temps moyen
mesuré des équipes d'interventions des sociétés
de télésurveillance est très rarement inférieur
à 30 minutes.
Pensez à
la dissuasion. Apposez sur tous les panneaux vitrés, des
autocollants signalant la présence d'une alarme. De même,
un témoin lumineux sur un boîtier à clé, près
de la porte principale est dissuasif. Opter pour une signalisation rouge
clignotante qui fonctionnera en permanence de manière à ne
pas renseigner le cambrioleur sur l'état (en marche ou arrêté)
de la centrale. Les boîtiers classiques comportent trop souvent deux
voyants, l'un vert, l'autre rouge. Un voyant vert est une véritable
invitation pour le voleur potentiel ! Les constructeurs aiment bien les
voyants multicolores qui souvent sont là pour attirer le client
plutôt que pour repousser le cambrioleur !
Si vous ne pouvez pas monter de
détecteurs de chocs sur les vitres, pour des raisons de coût,
ou de difficulté de câblage (ces détecteurs nécessitent
l'emploi d'un fils spiralé pour relier les capteurs situés
sur les vitres à une boite de jonction assurant le relais vers la
centrale), collez sur vos vitres à 10 cm des bords, des détecteurs
factices munis d'un petit bout de câble qui entrera par un trou dans
le cadre de la fenêtre. Le cambrioleur évitera ces issues
pour reporter son choix sur une autre ouverture, que vous aurez protégée.
Dans cet état d'esprit, et si
vous n'êtes pas convaincu de l'efficacité de la dissuasion,
dites vous qu' un voleur choisira toujours le moindre risque. Si votre
voisin a signalé une alarme (même inexistante) par des étiquettes,
mais pas vous (même si vous en avez une), un malfrat en maraude dans
le quartier préférera votre maison. N'oubliez pas qu'une
alarme qui réagit à l'ouverture n'a jamais empêché
un voleur de casser une porte ! Dans ce cas, le contact sur la poignée
pourrait vous éviter bien des désagréments.
La partie apparente du système
(boîtier de commande extérieur) doit être sobre, dissuasive
et robuste. Le boîtier doit être protégé contre
l'ouverture par un contact intégré à celui-ci, et
les câbles doivent entrer directement dans le mur. Il convient de
les raccorder au plus court et de les connecter dans une boite située
à l'intérieur, immédiatement derrière le mur.
Le câble doit être fermement fixé au boîtier extérieur,
mais la connexion à la boîte de jonction interne doit être
mécaniquement fragile. Ainsi, l'arrachement du boîtier débranche
les fils et interdit à l'intrus qui reviendrait après l'arrêt
de la sirène, d'envoyer du courant à travers ceux-ci, vers
la centrale.
Contacts d'ouverture et si possible
de choc sur toutes les fenêtres (sur chaque panneau vitré).
Les doubles vitrages résistent mieux à l'effraction, car
les morceaux de la première vitre se coincent souvent contre la
deuxième, ralentissant l'oeuvre du cambrioleur.
La meilleure protection étant
périmétrique (LE CAMBRIOLEUR NE DOIT
PAS ENTRER !), limiter les coûteux détecteurs à
Infra Rouge Passif (souvent improprement nommés RADARS) à
la seule protection de lieux de passage obligés, comme un couloir
qui fait communiquer plusieurs pièces, ou un escalier d'accès
à l'étage. Par ailleurs, en dépit de leur nom, ces
détecteurs sont actifs. La dénomination Infrarouge Passif
veut dire que le détecteur n'émet pas de rayonnement, contrairement
au cas de la barrière infrarouge où un faisceau est généré.
Un détecteur à Infra Rouge Passif reste un système
actif, dans le sens où il nécessite une alimentation, par
opposition par exemple au détecteur d'ouverture qui est un simple
interrupteur. Augmenter le nombre des détecteurs actifs revient
à diminuer l'autonomie disponible sur la batterie de la centrale
en cas de coupure du réseau 220 Volts.
Vous devez également être conscients des inconvénients et faiblesses de chaque technologie. En ce qui concerne l'infrarouge passif, ses performances varient beaucoup avec la température ambiante. Ces détecteurs reposent en effet sur la détection du mouvement de masses dont la température est supérieure à la température du milieu ambiant. Il s'en suit que plus la température du milieu ambiant se rapproche de celle du corps humain, moins la différence de température est importante, et moins le capteur est sensible. Dans les régions où la température estivale dépasse couramment les 30°C, de tels détecteurs sont quasiment inopérants sur de longues périodes.
Ajoutons à celà que les performances des capteurs pyroélectriques équipant ces appareils varie beaucoup en fonction de la qualité des produits, et que ceux équipant les kits grand public à bas prix présentent parfois un niveau de bruit thermique intrinsèque qui augmente de façon significative avec la température, susceptible de générer des fausses alarmes à répétition.
A l'opposé, en hiver, les détecteurs infrarouge passifs posent un autre problème : Une personne revêtant des vêtements épais à la température extérieure juste avant de pénétrer dans les locaux protégés, diminue considérablement son rayonnement thermique. Equipée de gants et d'un passe-montagne pour réduire la surface rayonnante, elle peut se rendre invisible pour cette technologie durant le temps nécessaire à la neutralisation du système d'alarme (le plus souvent par simple masquage des détecteurs). On constate que la période la plus froide et la période la plus chaude durant lesquelles les détecteurs à infrarouge passif sont les plus vulnérables coïncident avec les vacances d'hiver et les vacances d'été, propices au cambriolages ! Ceci devrait vous permettre de saisir tout l'intérêt qu'il y a à axer la protection sur les détecteurs périmétriques plutôt que volumétriques.
Si vous n'avez pas pu protéger
toutes les issues, vous pouvez utiliser en complément un détecteur
à infrasons ( souvent appelé à dépression,
car il réagit aux variations brutales de la pression atmosphérique
ambiante dues à l'ouverture d'une issue sur l'extérieur,
ou d'une porte de séparation intérieure). Ne pas installer
une coûteuse et peu efficace centrale entièrement basée
sur ce principe, mais seulement un détecteur (environ 70 Euros)
connecté sur une voie libre de votre centrale.
Si vous optez pour cette technologie, assurez-vous de l'étanchéïté de vos locaux (Attention aux prises d'air), et méfiez vous des portes ou baies vitrées de grandes surfaces susceptibles d'osciller par grand vent comme des membranes, et de générer des fausses alarmes. Enfin, Sachez que la sensibilité de ces systèmes à l'ouverture des portes est considérablement réduite si vos ouvertures sont équipées de portes coulissantes. La sensibilité à l'effraction par bris de glace et à l'enfoncement ou l'arrachement des portes sera en revanche excellente.
Quelques commentaires sur une technologie peu utilisée chez le particulier, et à réserver aux locaux inhabités tels qu'entrepots ou à la préalarme en extérieur : les détecteurs volumétriques hyperfréquences. Basés sur l'émission/réception d'ondes hyperfréquences, ces systèmes font appel à l'effet Doppler-Fizeau pour détecter des corps en mouvement.
La pénétration des ondes émises à travers les murs est importante, et il est possible de détecter des mouvements indésirables au delà de la zone à protéger (véhicule passant dans la rue, par exemple). De plus, de tels systèmes peuvent détecter des corps de très petite taille tels que des oiseaux ou des papillons. Ces systèmes sont difficiles à leurrer, mais présentent pour les raisons évoquées, un taux de fausse alarme élevé. De ce fait ils sont souvent associés à des détecteurs à infrarouge passif par une fonction logique ET, afin d'effectuer un lever de doute. Ces détecteurs dits à double technologie souffrent alors des inconvénients des systèmes à infrarouge passif !
Par ailleurs, les hyperfréquences ne sont pas anodines vis à vis de la physiologie humaine, et il est déconseillé d'exposer du personnel de manière permanente à ce type de rayonnements.
Concernant les hyperfréquences, vous devez également savoir que diverses technologies se partagent les mêmes bandes de fréquences et sont donc susceptibles d'interférer entre elles. Ainsi, les fours à micro-ondes, les transmissions WiFi, ainsi que les systèmes de vidéosurveillances sans fil sont en bande S, autour de 2.4 GHz et sont donc susceptibles de perturber le fonctionnement d'un détecteur hyperfréquence travaillant dans cette bande, soit en l'inhibant, soit en occasionnant des fausses alarmes.
Assurez vous de la conformité
au modèle de câblage agréé par l'APSAD (Assemblée Pleinière des Sociétés d'Assurance Dommage) :
1) Le système d'alarme ne doit
pas pouvoir être mis sur arrêt depuis l'extérieur .
2) Toutes les issues doivent être
protégées par une zone à déclenchement instantané.
3) L'issue principale (celle qui sera
utilisée pour entrer) devra être configurable en "route d'entrée",
ainsi que toutes les zones susceptibles d'être traversées
pour aller arrêter la centrale.
4) La seule action possible de l'extérieur,
au moyen d'un boîtier à clé, d'un clavier à
code, ou autre moyen d'identification (à l'exclusion d'une télécommande
radio, sauf si celle-ci est du type à code tournant), doit être
de lancer une temporisation qui inhibe momentanément les voies déclarées
ci-dessus en "route d'entrée". Si l'on n'a pas arrêté
la centrale au moyen de la clé ou du code au terme de cette temporisation,
l'alarme est déclenchée.
L'entrée doit donc se faire en
deux étapes : Action sur le boîtier extérieur, puis
après avoir suivi un trajet déterminé, action sur
la centrale ou un boîtier de commande intérieur relié
à celle-ci, dans le cas d'une centrale aveugle (centrale sans voyants,
dissimulable, et dont l'affichage et les commandes peuvent être déportés
par câble vers un boîtier discret comportant généralement
un clavier).
Sirène et flash extérieurs
ne doivent pas être placés au même endroit. En effet,
la sirène doit être bien audible, mais invisible, alors que
le flash doit être bien visible. Une sirène visible peut être
neutralisée d'une balle de carabine. Évitez donc absolument
les combinés Sirène-Flash.
Une, voire deux sirènes
intérieures puissantes doivent être montées, pour stresser
au maximum le cambrioleur. Elles doivent être difficiles d'accès
( faux plafonds, position élevée, au dessus d'un meuble haut,
etc...). Prévoir un fusible dans la centrale au départ de
la ligne de chacune d'elles car il n'y en a pas toujours un dans la centrale,
et sans celui-ci, un court-circuit sur une des sirènes neutraliserait
l'autre du même coup !
Évitez les centrales équipées
d'une sirène interne, ou déconnectez celle-ci. En effet,
la sirène renseigne sur la position de la centrale, et il n'est
pas nécessaire que le cambrioleur détruise celle-ci en plus
des autres dégâts. De même, évitez les centrales
qui émettent un BIP BIP pendant la temporisation d'entrée.
Ce petit bruit ne ferait que guider un cambrioleur vers la centrale. Quelqu'un
de ma connaissance s'est même fait voler sa centrale d'alarme ! Allez
avouer cela à votre assureur...
Certaines centrales, essentiellement celles qui sont activables par télécommande, sont dotées d'une fonction généralement connue sous le nom de BLEEP, qui génère un ou deux coups de sirène lors de l'activation ou de la désactivation du système. Ce dispositif, courant en alarme automobile doit absolument être proscrit en maisons individuelles. Il possède en effet la caractéristique déplorable d'informer tout individu situé dans un large périmètre de l'instant précis où vous activez ou désactivez votre système d'alarme, avec les conséquences possibles que l'on imagine. S'il existe sur votre centrale, ce dispositif devra être désactivé par mesure de sécurité, et remplacé si les connexions disponibles le permettent, par une signalisation lumineuse ou sonore discrète, perceptible uniquement depuis le lieu d'activation ou de désactivation. Gardez toujours à l'esprit que certaines fonctions existent par mesure de simplification du matériel ou de sa mise en oeuvre, parfois au détriment de la sécurité !
Comme son nom l'indique, il est
préférable que la centrale occupe une position centrée
dans l'habitation. Le câblage doit rayonner en étoile, en
évitant de ceinturer les pièces. Cette disposition en étoile,
évite la formation de boucles d'induction qui rendent une installation
sensible à la foudre et aux parasites atmosphériques.
Préférer le flash
au gyrophare, pour des raisons de consommation.
VIDEOSURVEILLANCE :
Sans entrer dans le détail, car ce domaine demanderait un large développement, il convient néammoins de signaler certains points importants :
Premièrement, l'aspect légal. La videosurveillance est en effet très encadrée par la loi :
- Loi n°95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité.
- Décret n° 96-926 du 17 octobre 1996 relatif à la vidéosurveillance pris pour l'application de l'article 10 de la loi n°95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité.
Le particulier doit notamment être informé qu'il ne peut en aucun cas disposer de caméra de manière telle que le champ visuel de celle-ci déborde sur la voie publique. A défaut, son installation serait soumise à une demande d'autorisation préalable auprès de la préfecture.
Il n'est donc pas possible de filmer un portail depuis l'extérieur, par une caméra placée sur un pilier, par exemple.
Seuls sont tolérés les portiers video, lesquels ne sont actifs que lorsqu'un visiteur se présente, celui-ci étant supposé consentant.
De même qu'en alarme intrusion, les systèmes de vidéosurveillance sans fil ont leurs avantages et leurs inconvénients.
Sachez tout d'abord qu'en matière de vidéosurveillance, le vrai sans fil n'existe pas. En effet, la consommation d'une caméra dotée d'un émetteur est relativement élevée par rapport à la consommation d'un périphérique d'alarme. De plus, contrairement à un capteur d'ouverture ou à un détecteur volumétrique, dont la consommation reste faible hors période de sollicitation, la consommation d'une caméra est permanente. Il s'en suit qu'une alimentation est toujours requise. La dénomination "sans fil" ne se rapporte en effet qu'au mode de transmission du signal video et éventuellement du signal audio, lorsque la caméra est dotée d'un microphone.
Consommant en permanence, une caméra vidéo ne peut se contenter plus d'une journée d'une alimentation sur piles. On devra donc toujours prévoir une alimentation à partir du secteur, ou mieux l'implantation d'une batterie ( de 12 volts, le plus souvent et éventuellement rechargée par le secteur) de bonne capacité, telle qu'une batterie de 7 AH du type utilisé dans les centrales d'alarme filaires, ou mieux : d'une batterie de voiture placée hors gel, dans un abri de jardin par exemple, pour la surveillance d'une porte d'entrée donnant sur un jardin.
Une caméra dite sans fil permettra néammoins de simplifier le câblage en évitant le recours au classique câble coaxial pour la liaison video, ainsi que le câble blindé à paire torsadée habituellement utilisé pour le transport du son. Soit donc une simple paire de conducteurs pour l'alimentation, la liaison image/son étant réalisée par voie hertzienne.
Un inconvénient des systèmes de videosurveillance sans fil, et non des moindres, réside dans leur manque de discrétion. En effet, le signal video et éventuellement audio des caméras est véhiculé sur des fréquences normalisées peu nombreuses. Il s'en suit que les images et le son peuvent être captés par des tierces personnes, et parfois à des distances considérables.
La portée pratique de tels systèmes, (donnée selon les modèles entre 30 et 80, voire 100 mètres) est très tributaire des conditions d'implantation et des obstacles. Il faut cependant savoir que cette portée est donnée pour le récepteur livré avec le kit. Le récepteur inclus dans ce kit répond d'une part à des impératifs techniques (volontairement peu sensible pour éviter de capter des signaux étrangers au système) et économiques (coût de fabrication minimal, et donc récepteur peu performant). Il faut savoir que moyennant l'emploi d'un récepteur de qualité, il est possible de capter ces signaux de beaucoup plus loin. Celà offre à des personnes mal intentionnées la possibilité d'observer à distance vos allées et venues et vos habitudes de vie, via votre propre système de "sécurité" ! Des cambrioleurs peuvent tirer partie de ces observations pour planifier une attaque en votre absence.
Les caméras ne doivent pas montrer ce que vous désirez protéger, mais seulement les éventuels points d'accès. L'important étant de filmer les éventuels intrus de face, et non de permettre qu'une personne interceptant les images de vos caméras puisse prendre connaissance de la localisation de votre coffre fort ou d'offrir un point de vue privilégié sur une toile de maître accrochée à votre mur !
De plus, indépendemment des cambriolages, votre vie privée peut être menacée : Ne placez jamais une système de vidéosurveillance sans fil à l'intérieur de votre habitation, à moins que les caméras ne soient alimentées qu'en votre absence (le but d'un tel système étant principalement l'identification d'un cambrioleur sur un enregistrement).
En effet, il y a quelques années, un particulier a eu la très désagréable surprise de retrouver sur internet une vidéo de lui en costume d'adam, déambulant dans son appartement. Un voisin peu scrupuleux ayant intercepté les images émise par le système de vidéosurveillance était à l'origine de cette très mauvaise "blague".
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, la victime de ce méfait avait été déboutée devant la justice, pour le motif qu'elle était elle même à l'origine de la mise à disposition des images en question sur les ondes, par le biais de son installation !
TELEALARME - LIGNE TELEPHONIQUE CLASSIQUE (RTC) ET GSM :
Sachez que l'on trouve aisément dans le commerce des appareils brouilleurs de GSM. Ces appareils sont destinés à désactiver ou brouiller les téléphones mobiles dans certains lieux ouverts au public, tels que les hôpitaux, les théâtres, les cinémas, les églises, les musées, les banques, etc...
Si vous équipez votre installation d'alarme d'un télétransmetteur, préférez une solution utilisant la ligne téléphonique ordinaire ou mieux une solution mixte RTC et GSM, en évitant absolument une solution GSM seule, car si des cambrioleurs opèrent en apportant avec eux un brouilleur GSM, aucune alarme ne sera transmise par votre système !
SÉCURITE
MÉCANIQUE :
Bien que ce site
soit essentiellement consacré à la sécurité
électronique, il est important de rappeler qu'en raison des
impératifs de temps du cambrioleur, la sécurité d'une
habitation dépend en premier lieu de l'aptitude des portes, fenêtre
et serrures à retarder son entrée.
Nous ne nous attarderons
pas trop sur l'intérêt des portes blindées ou renforcées,
sur les serrures multipoints et broches anti-dégondage dont l'utilité
est connue de tous et n'est plus à démontrer. En revanche,
l'application de principes simples permet de conférer à des
ouverture trop souvent négligées, une sécurité
sensiblement meilleure. Les portes-fenêtres sont souvent pourvues
de serrures dont la poignée est "dure" lorsque l'issue est verrouillée.
Un segment de tube en métal emmanché sur la poignée
fournit un levier capable de casser sans trop d'effort bon nombre de serrures.
Il est préférable de choisir des serrures dont la poignée
tourne librement sur son axe lorsque l'on ferme à clé, ou
encore à poignée basculante classique, le pêne (en
biseau) actionné par la poignée n'étant pas, dans
ce cas, celui qui assure le verrouillage de l'issue.
Voici encore quelques
petites astuces, dont certaines trouvées dans le livre de M. Michel Caron "Les préventions du cambriolage" aux éditions SECALIB, qui peuvent retarder le
cambrioleur à peu de frais :
Bien que le pied
de biche soit encore souvent l'outil de prédilection du cambrioleur
"à l'ancienne", la vulgarisation de l'outillage électro-portatif
dote celui-ci d'une panoplie bien pratique. Perceuse sans fil et scie
sauteuse en font partie. Face à de tels outils, la meilleure des
serrures ne sera d'aucune utilité sur un porte en aggloméré.
Un simple trou à la perceuse suivi d'une découpe à
la scie sauteuse autour de la serrure, et voilà la porte ouverte.
Vous pouvez compliquer considérablement le travail de la scie sauteuse
en vissant dans le chant de la porte des rayons de roue de bicyclette,
au moyen d'une perceuse. L'acier dur de quelques rayons insérés
au dessus et au dessous de la serrure peuvent faire perdre quelques précieuses
minutes au cambrioleur qui regrettera peut-être la bonne vieille
méthode.
Si vous devez
protéger un soupirail ou une fenêtre de salle de bain par
un barreaudage, plusieurs options s'offrent à vous.
Le barreaudage
classique en fer forgé plein offre, si le diamètre du fer
est suffisant (c'est rarement le cas), une bonne résistance au cric.
Dans le cas d'une fenêtre de salle de bain, on aura intérêt
à choisir un barreaudage croisé et soudé, ce qui en
augmentera la rigidité. La résistance au sciage sera en revanche
médiocre, mais le sciage d'un barreaudage croisé prendra
du temps. Dans le cas d'un soupirail, des barreaux courts bien ancrés
dans le mur, offrent généralement une bonne résistance
au cric. On peut donc penser que les malfrats opteront pour le sciage.
Vous pouvez leur compliquer la tâche de différentes manières.
Celles-ci font appel à des barreaux creux, en tube suffisamment
rigide cependant. La première méthode consiste à inclure
dans le tube une barre cylindrique montée sur un pivot. Cette dernière
va tourner, entraînée par la scie, dès que l'épaisseur
du tube sera franchie, empêchant de scier plus avant. Vous pouvez
également remplir le tube avec des rayons de bicyclette dont la
relative mobilité empêchera l'accroche de la scie. Un remplissage
de sable et de fins graviers empêche également la pénétration
de la lame. Le voleur perdra alors un temps considérable à
découper le pourtour du barreau. Vous pouvez naturellement combiner
les différents types de barreaux pour compliquer les choses.
NE SOYEZ PAS NEGLIGENTS :
Quelques conseils de bon sens, pour conclure :
Renforcer les serrures, s'équiper en matériel d'alarme et de videosurveillance ne dispense pas du plus élémentaire bon sens, et ces précautions couteûses peuvent être réduites à néant si vous avez été par ailleurs négligents.
Le plus souvent, les cambrioleurs voyagent légers. Ils comptent en effet repartir en emportant un butin, en donc ne s'encombrent pas du superflu.
Dans la majorité des cambriolages de maisons individuelles, les cambrioleurs ont été "aidés" par leur victime : Les abris de jardin, non protégés par alarme, et souvent même non fermés, contiennent de nombreux outils utilisables pour forcer serrures, portes ou volets. De plus, échelles et escabeaux sont souvent laissées à l'extérieur, fournissant un accès facile aux fenêtres des étages souvent non protégées par alarme, car jugées "hors d'atteinte" par les occupants de la résidence !
Si vous ne pouvez ranger vos échelles dans un garage fermé, il est important de prévoir des scellements solides dans un mur, pour les attacher à l'aide de chaînes ou câbles et cadenas. Il est fortement conseillé de prévoir une protection par alarme pour l'échelle, même factice ! Réelle elle donnera l'alarme alors que les malfrats sont encore à l'extérieur, s'ils prennent le risque d'utiliser l'échelle. Factice elle pourra néanmoins avoir un effet dissuasif sur les moins décidés.
Lorsque vous vous absentez plusieurs jours, ne laissez pas votre boîte à lettres déborder de courrier et publicités diverses. Celà révèle une longue absence et encourage les cambrioleurs à choisir votre maison. Faites plutôt relever votre courrier par une personne de confiance.
Si vous voulez simuler une présence à votre domicile en votre absence, ne laissez pas votre téléviseur allumé. Fonctionnant en continu sur une longue période, il pourrait être la cause d'un incendie ! Utilisez plutôt un simulateur de présence ou des programmateurs domestiques alimentant des ampoules à basse consommation, placées près des fenêtres, mais pas trop près des rideaux, même si elles chauffent peu ! Le but est de partir l'esprit tranquille, et non de remplacer un soucis par un autre ! Bonnes vacances !
COMMENT EVITER LE PIRE :
Les conseils qui suivent peuvent vous épargner des mésaventures ou
vous permettre de retrouver vos biens après un
cambriolage.
En cas de vol ou perte de sac
à main, le réflexe habituel (mauvais !) est de se rendre
immédiatement au poste de police le plus proche pour déposer
une plainte. Il existe une forme de cambriolage nommé cambriolage
éclair, car commis en très peu de temps par des personnes
qui utilisent vos papiers d'identité pour trouver votre adresse,
et qui se précipitent chez vous pour tout vider, en moins d'une
heure ( avec ou sans vos clés ) . La première réaction
doit être de prévenir par téléphone un voisin
qui surveillera votre résidence en attendant votre retour. Attention
donc, car un pickpocket peut aussi être un cambrioleur.
Si vous avez été cambriolé,
ne vous croyez pas à l'abri pour autant. En effet, il existe une
méthode connue sous le nom de double cambriolage,
qui consiste à dérober tout le matériel TV, HIFI et
petit électroménager. Les cambrioleurs attendent ensuite
quelques mois, le temps pour les victimes de se faire indemniser par l'assurance
et de remplacer le matériel volé. Les malfrats reviennent
ensuite faire une deuxième visite, avec la quasi certitude de trouver
du matériel neuf ! Donc, si vous avez été cambriolé
et si vous n'avez pas d'alarme, il est plus que temps d'en installer une.
Mieux vaut trop tard une fois, que trop tard deux fois ! D'autant que votre
assurance ne vous dédommagera sans doute pas pour le deuxième
sinistre.
Lorsque vous vous absentez longtemps,
nettoyez (à l'alcool) avant de partir, vos poignées de porte , rampes et boules d'escaliers, plaquettes d'interrupteurs et plaques de propreté des portes.
Vous faciliterez les relevés d'empreintes au cas où vous
seriez cambriolés.
Si vous trouvez votre appartement
ouvert à votre retour, n'entrez pas, et ne touchez à rien,
car vous seriez susceptibles de brouiller les empreintes et indices éventuels,
et les forces de police refuseraient de faire les relevés.
Conservez en lieu sûr (à
la banque, chez un huissier ou une personne de confiance possédant un coffre), un inventaire détaillé
de vos biens mobiliers, avec descriptif , signes particuliers (éraflures,
traces d'usure) et photographies.
Si vous confiez ce dossier à un ami ou un parent, ne laissez pas vos coordonnées dans le dossier, car en cas de cambriolage chez celui-ci, les malfrats sauraient où effectuer leur prochaine visite ! Pensez à marquer à votre
nom, ou à votre numéro de sécurité sociale,
vos meubles et objets de valeur de manière discrète (marqueurs
fluorescents en lumière ultraviolette par exemple, ou une étiquette
cachée dans un endroit peu visible).
Ne vous faites pas dérober
les photos ou l'inventaire de vos biens, car il pourrait faire office de catalogue de
vente par correspondance pour des cambrioleurs travaillant sur commande
!